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Winship Boyd a découvert la danse à 8 ans et depuis ce jour, elle n’a cessé d’explorer et vivre de cet art.  C’était un véritable coup de foudre.  Elle quitte donc la maison familiale à 13 ans pour étudier dans une des meilleures écoles aux Etats Unis : North Carolina School of the Arts.

Formée intensément en cours et sur scène avec une tournée de 30 représentations de Casse Noisette par an (en interprétant tous les rôles au cours des années) et d’autres spectacles: Le sacre du printemps dirigé par les anciens danseurs principaux de la compagnie  de Martha Graham ; Petrouchka et Roméo et Juliette, dirigée par les anciens danseurs de Balanchine de New York City Ballet.

Puis elle danse 3 ans dans les compagnies des anciens du New York City Ballet, Kansas City Ballet et Pacific Northwest Ballet à Seattle.

Suite à une blessure, elle décide de quitter le haut niveau de la danse classique, se rend à l’université et finit ses études de maitrise en histoire, tout en dansant dans la compagnie contemporaine Mary Oslund and Co à Portland, Oregon.





Elle passe ensuite 3 ans à Londres et obtient un diplôme de danse au Laban Center et elle vient en France pour tester ses nouvelles compétences.

Après avoir créée et dansé avec un groupe de hip hop à Dijon, elle décide de venir à Lyon et crée sa compagnie qu’elle nomme Itchy Feet, littéralement « les pieds qui démangent ».

Sa première pièce, « Chronique » est constituée de danseurs amateurs de différentes origines. Elle  intéresse la ville de Vaulx-en-Velin qui l’invite à chorégraphier pour le défilé de la Biennale de la Danse de Lyon en 2000  et jusqu’en  2010 (à l’exception de 2004  pour La Duchère, Lyon 9ème).

Elle enchaine les créations avec sa compagnie :

  • Chronique : A partir d’un cahier d’écolier en 1904, cette pièce célèbre l’ouverture au métissage de la France d’aujourd’hui.
  • Des fois…. : Inspirée par la danse africaine, c’est l’histoire d’individus par rapport au groupe.
  • Interstices : Inspirée de la vie des Chebanis, cette création relate la vie des immigrés coincés entre deux cultures (en résidence aux Subsistances).


Et dans le cadre d’une résidence dans la ville de Vaulx-en-Velin (Charlie Chaplin) entre 2005 et 2010 :

  • Animum : L’animalité de l’homme et le combat pour le pouvoir sont le thème de cette création danse-théâtre.
  • Waiting : Suspendus en attente sans pouvoir maitriser sa vie, les danseurs acteurs alternent entre rage et découragement.
  • Dans sa peau : Comment enlever ses couches d’habits pour révéler son « être » nu ?
  • Allers/Retours : Trois femmes redécouvrent leur pays après une longue absence.
  • Diar-Diar : Les battements du cœur rythment nos vies.


Winship collabore également avec Annie Vogel au Théâtre des Marronniers pour une création danse-théâtre Fetasha-La Fouille.

Elle devient une véritable chorégraphe pour la ville de Vaulx-en-Velin. Parallèlement elle travaille avec les habitants pour le défilé, dans les collèges et lycées, et au conservatoire de musique.

Elle enseigne la danse Afro-contemporaine et danse-théâtre pour les instituteurs et professeurs à l’IUFM,  les élèves ingénieurs de la section danse-études de l’INSA, les centres pénitentiaires pour hommes et femmes (Montluc, St Paul à Perrache et aujourd’hui à Corbas), et elle donne des stages dans plusieurs villes de France avec différentes associations et institutions comme le conservatoire de danse d’Avignon.



A l’étranger, une bourse de l’UNESCO lui est attribuée en 2005 avec une résidence de trois mois au Sénégal. Elle  réalise une création contemporaine avec des danseurs sénégalais. Après avoir été programmée au sein du Festival Kaay Fecc de Dakar, cette création a été présentée lors d'une tournée dans les Centres Culturels Français et Alliances Françaises du Sénégal et de Gambie.

Depuis, la chorégraphe est retournée une dizaine de fois au Sénégal et plusieurs fois au Burkina Faso et au Mali pour apprendre et enseigner sa danse métissée.  Cette année elle est partie cinq semaines en Guinée Conakry avec Sory Diabaté, ancien balafoniste de Circus Baobab et aujourd’hui soliste international, pour poursuivre sa formation en danse africaine et faire venir des Européens en stage. Elle danse avec la compagnie Dun Nyama à Lyon, des créations inspirées de la danse traditionnelle africaine.  En 2013, elle organise un nouveau stage en Guinée. Et elle projette créer un festival-stage aux Etats-Unis, entre New York et  Nashville.

La richesse de ces échanges chaque année continue à la former artistiquement et humainement.